La matière cellulosique : recette de pâte MCG, son utilisation et ses possibilités infinies en création – 12 et 13 janvier 2019

La matière cellulosique : recette de pâte MCG, son utilisation et ses possibilités infinies en création – 12 et 13 janvier 2019
Formateur : Martine Carole Gagnon
Horaire : 9 h 30 à 16 h
Coût : 155 $
Lieu : Salles 121 et 122, Complexe Whissell, 530 rue Charles-Auguste-Montreuil, Saint-André-Avellin

Cette formation est offerte en collaboration avec Culture Outaouais

Cet atelier offre aux participants de nouveaux outils de création qui contribuent à laisser libre cours aux profondeurs du monde imaginaire qui les habite. Les participants entreront dans le monde du « trois dimensions », un jeu naturel d’ombre et de lumière, dans une atmosphère d’expérimentation de la matière, d’échange et de discussion.

Les techniques apprises leur permettront de découvrir une nouvelle façon de créer une œuvre, d’ajouter une dimension unique à leur travail grâce à la texture et à la diversité sans limites de la matière cellulosique, et à ses possibilités d’application dans différentes sphères artistiques, tant en bas-relief qu’en trois dimensions.

Les participants apprendront :

  • la technique pour réaliser la recette de pâte MCG, composée en grande partie de matériaux recyclés;
  • le modelage par addition d’une pâte cellulosique sur un morceau de bois ou une pierre;
  • la technique de sculpture par addition de fibres recyclées : structure intérieure, recette de fibre, pose de fibre sur la structure.

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Matériel

Liste de choses à apporter :
• des souliers de travail confortables
• prévoir un chandail de laine si vous êtes frileux
• votre sarrau
• une bouteille de colle blanche à papier (max de 950 ml)
• 1 boîte de fécule de mais
• 1 rouleau de ruban noir en tissus pour bâton de hockey
• un morceau de bois qui vous inspire, de forme incomplète (pas trop grand, 20 pouces max), des petites pierres que vous aimez
• un petit ventilateur
• peinture à l’acrylique ou à l’huile
• papiers de soie
• prévoir des objets à coller (facultatif), métal, bijoux, pierre, cordages … objets qui correspondent à votre démarche
• ciseaux, planche à découper, pinces pour couper le fil de métal et pinces à long nez
• des paires de gants en nitrile ou en latex jetables.

Liste des matériaux fournis (valeur approximative de 100 $) :
• rouleau de papier noir
• fil métallique
• boîtes d’œufs
• laine
• colle en poudre
• malaxeur industriel
• huile
• vinaigre

Il faut parfois du temps et de la patience pour donner vie à un beau projet…
À votre disposition : une cafetière, une bouilloire, des tasses, des verres, de l’eau, un micro-ondes, un fer à repasser de travail, une plaque chauffante.
Prévoir votre lunch. Il y a aussi des restos aux alentours.
*** Veuillez prévoir le transport de votre travail à la maison à la fin de l’atelier ***

Biographie du formateur

Martine C. Gagnon – Biographie et démarche artistique

Née à Montréal en 1954, j’ai été intriguée dès l’enfance par les attitudes corporelles et les mimiques faciales. J’étais interpellée par les monuments et les statues représentant les personnages historiques en trois dimensions.

Depuis plus de 45 ans, je crée avec différents matériaux des œuvres qui me permettent d’approfondir l’anatomie humaine et animale. Aujourd’hui, je maîtrise les standards qui me permettent d’explorer les proportions et les formes tout en conservant l’équilibre. Jamais assouvie, je revisite des techniques et les adapte à mon travail. Mes œuvres sont des personnages composés de plusieurs matériaux. Par l’entremise du regard et de la posture, ces personnages nous livrent leurs états d’âme.
Ma vie a été marquée par une tragédie qui a bouleversé ma sensibilité : le naufrage du Titanic. J’ai grandi au bord du fleuve Saint-Laurent, et le visionnement du film à l’âge de 7 ans a changé complètement ma relation avec l’eau du fleuve; j’ai été envahie par une profonde tristesse.

Il y a quelques années, voulant renouer avec le fleuve, je me suis donné la mission d’honorer chaque victime de cette tragédie pour qu’elles ne tombent pas dans l’oubli, car chacune de ces personnes avait un rêve, et certaines vivaient l’espoir d’un monde nouveau.

J’ai fait des recherches pour connaître l’identité de chaque victime et me suis mise à l’ouvrage. Je sculpte chaque personne dans mon style et les ancre à un élément qui provient du fleuve (bois de mer, pierre, etc.); ainsi, pour moi, c’est comme si leur âme et le fleuve ne faisaient plus qu’un. Je souhaite que ces victimes puissent dormir en paix, ancrées au fleuve. Voilà ma mission de vie.

Cent cinquante victimes sur 1500 ont été créés à ce jour, et je continue.