Sculpture d’après modèle vivant sur argile avec la perception de l’espace négatif – 15 et 16 septembre 2018

Sculpture d’après modèle vivant sur argile avec la perception de l’espace négatif – 15 et 16 septembre 2018
Formateur : Francine Labelle ,Yves Durand et leur modèle Pascale Bernardin
Horaire : 9 h 30 et 16 h 30
Coût : 140 $ (matériaux inclus)
Lieu : Salles 122 et 123 Complexe Whissell (530 rue Charles-Auguste-Montreuil)

Cet atelier est offert en partenariat avec Culture Outaouais

Clientèle visée: artistes professionnels et en voie de professionnalisation

Nous proposons deux jours de « façonnage » d’observation avec Pascale Bernardin comme modèle. L’objectif est de comprendre que la perception de l’espace négatif (les « vides ») permet de voir apparaître les formes avec une efficacité redoutable par sa rapidité et son audace. 

Ce changement radical de perception est ancien en sculpture et permet de créer des formes qui s‘imbriquent les unes dans les autres de façon fluide et intrigante parce que « vues » et non « nommées » (les « bras », les « jambes » etc.). En devenant abstraites, les formes du corps humain deviennent surprenantes, pour l’œil, et même imprévisibles, d’où un plaisir renouvelé au fur et à mesure que les formes apparaissent.

De là la possibilité de transformer, d’exagérer dans le sens de la vérité perçue (l’expressionnisme, le cubisme etc.) et de poursuivre une démarche toujours soutenue par la curiosité des surprises qui se présentent à l’œil et au bout des doigts….

Des réchauffements en dessin en poses rapides sont prévus pour exercer l’œil à voir l’espace négatif et également pour prendre contact avec le modèle.

Un exercice de « terre glaise les yeux bandés » est également au programme la deuxième journée pour nourrir l’imaginaire et le contact avec la terre dans un espace de création très personnel. Cet exercice me vient de Paul Borduas, le fils de Paul-Émile Borduas, qui enseignait la sculpture à l’École des Beaux-arts de Montréal.

L’objectif de cet exercice, qui dure une heure environ, est de comprendre que lorsque les yeux sont bandés, on travaille tout autour de la sculpture et non « en face ». Les formes s’imbriquent les unes dans les autres de façon fluide et toutes les faces de la sculpture deviennent captivantes et imprévisibles, ce qui était le critère à l’époque et qui nous semble toujours pertinent.

L’insistance sur le fait que les formes s’imbriquent les unes dans les autres de façon imprévisible est vraiment le point important de cet intensif. Une sculpture qui captive l’œil est pour nous le critère de la réussite.

Francine Labelle et Yves Durand
http://www.francine.labelle.qc.ca/

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Matériel

Inclus dans les frais d’isncription

Biographie du formateur

Francine Labelle et Yves Durand enseignent le dessin et la peinture à Saint-Didace dans Lanaudière depuis douze ans après avoir enseigné à Montréal ensemble pendant 15 ans.
Après un bach et une maîtrise en arts à Concordia, Francine a ouvert son école et Yves a suivi ses cours et … il est parti avec la prof !
Ils ont beaucoup dessiné et peint d’après modèle vivant à leur atelier, non seulement pour le plaisir de le faire, mais aussi pour la liberté et l’assurance acquises en travaillant d’observation avec la perception de l’espace négatif jusqu’à ce que celle-ci devienne une seconde nature dans la façon de voir. Et étrangement , c’est cette perception qui leur a permis progressivement de passer en rêve éveillé en peinture abstraite, laissant les personnages se présenter s’ils en ont envie… ou passer leur chemin… le tableau se poursuivant , toujours dans la perception de l’espace négatif, en demeurant dans la poésie semi abstraite créée par l’espace puissamment personnel qui surgit sur le tableau quand cet espace dit « négatif » est consciemment vu, en même temps que le geste demeure et se veut (!) spontané… C’est une quête infinie.