Atelier- Sculpture d’après modèle vivant sur argile avec la perception de l’espace négatif

Atelier- Sculpture d’après modèle vivant sur argile avec la perception de l’espace négatif
Organisé par : Centre d'action culturelle de la MRC de Papineau
Date : 15 et 16 septembre
Heure : 9 h 30 à 16 h 30
Coût : 140 $
Lieu : Salles 122 et 123, Complexe Whissell
Site Web : http://culturepapineau.org/atelier/voir-atelier-de-modele-vivant-26-et-27-aout/

Nous proposons deux jours de « façonnage » d’observation avec Pascale Bernardin comme modèle. L’objectif est de comprendre que la perception de l’espace négatif (les « vides ») permet de voir apparaître les formes avec une efficacité redoutable par sa rapidité et son audace.

Ce changement radical de perception est ancien en sculpture et permet de créer des formes qui s‘imbriquent les unes dans les autres de façon fluide et intrigante parce que « vues » et non « nommées » (les « bras », les « jambes » etc.). En devenant abstraites, les formes du corps humain deviennent surprenantes, pour l’œil, et même imprévisibles, d’où un plaisir renouvelé au fur et à mesure que les formes apparaissent.

De là la possibilité de transformer, d’exagérer dans le sens de la vérité perçue (l’expressionnisme, le cubisme etc.) et de poursuivre une démarche toujours soutenue par la curiosité des surprises qui se présentent à l’œil et au bout des doigts….

Des réchauffements en dessin en poses rapides sont prévus pour exercer l’œil à voir l’espace négatif et également pour prendre contact avec le modèle.

Un exercice de « terre glaise les yeux bandés » est également au programme la deuxième journée pour nourrir l’imaginaire et le contact avec la terre dans un espace de création très personnel. Cet exercice me vient de Paul Borduas, le fils de Paul-Émile Borduas, qui enseignait la sculpture à l’École des Beaux-arts de Montréal.

L’objectif de cet exercice, qui dure une heure environ, est de comprendre que lorsque les yeux sont bandés, on travaille tout autour de la sculpture et non « en face ». Les formes s’imbriquent les unes dans les autres de façon fluide et toutes les faces de la sculpture deviennent captivantes et imprévisibles, ce qui était le critère à l’époque et qui nous semble toujours pertinent.

L’insistance sur le fait que les formes s’imbriquent les unes dans les autres de façon imprévisible est vraiment le point important de cet intensif. Une sculpture qui captive l’œil est pour nous le critère de la réussite.

Francine Labelle et Yves Durand
http://www.francine.labelle.qc.ca/